Consultation de couple

 

Les consultations de thérapie de couple s’adressent à tout couple qui désire améliorer sa façon de communiquer, de se comprendre l’un et l’autre, pour résoudre à deux les difficultés rencontrées ou les épreuves traversées.

 

Parmi les motifs de consultation les plus fréquents, on rencontre :

 

-  les disputes, désaccords et incompréhensions, les violences verbales ou physiques (par exemple liées à la consommation d’alcool d’un ou des deux partenaires)

- les problèmes de jalousie excessive et de peur de l’abandon (qui peuvent amener à être étouffant avec le ou la partenaire, ne plus rien oser entreprendre seul)

- les infidélités,

- la perte d’équilibre liée à un événement comme l’arrivée d’un enfant

-pour faire face à la dépression ou à une autre souffrance psychologique d’un des deux partenaires (par exemple s’il traverse un deuil)

- la volonté de ne pas se séparer pour ne pas faire de peine aux enfants ou à l’entourage

- etc.

 

En général, c’est la volonté commune de ne pas se séparer malgré les épreuves qui motive les deux membres du couple à consulter, et ce sera donc le but que s’assignera la thérapie : pour se soutenir et être plus forts à deux non pas seulement « pour le meilleur », mais aussi pour « le pire » (l’idée d’être présent pour l’autre pas seulement quand cela va  mais aussi quand cela ne va pas est particulièrement important en cas d’engagement plus sérieux, par exemple religieux).

 

Il peut cependant arriver parfois que l’on se demande si, finalement, il ne serait pas mieux d'envisager la séparation : si les membres du couple restent ensemble plus par peur du jugement réprobateur de l’entourage que par volonté personnelle, ou si l’un des membres reste uniquement par devoir mais sans épanouissement personnel, par exemple par culpabilité à l’idée d’abandonner l’autre, par peur de la solitude, par peur de ne jamais retrouver quelqu’un d’autre, ou en dépit de violences conjugales répétées. Lors de la thérapie, il s’agira alors de d'abord prendre conscience de ceci, pour ensuite pouvoir l'interroger et comprendre ce qui le ou la pousse à ne pas réussir à mettre fin à une relation toxique, au point de se sacrifier.

 

A l’inverse, d’autres couples pourront en venir à se demander s’ils ne sont pas trop exigeants l’un envers l’autre, pour diverses raisons: par exemple par peur de l'engagement et de la dépendance, ou suite à des déceptions amoureuses antérieures qui conduisent à ne plus avoir confiance en l'autre sexe. Cette insatisfaction face à l’autre sexe, cette ambivalence, peut parfois provenir d'encore plus loin qu'une ancienne relation, par exemple si l'enfant a grandit en entendant un discours culpabilisant de la part d'un des deux parents envers l'autre sexe: "les hommes/Femmes sont tou(te)s pareils, on ne peut pas leur faire confiance" (ou alors, si ce type de discours ne conduit pas à manquer de confiance en l'autre sexe, il peut conduire à manquer de confiance en soi-même et à reproduire les mêmes erreurs, si l'enfant est du sexe critiqué par le parent: il se conformera inconsciemment à la façon dont on le décrit). De même, si un parent s'est mal conduit et que l'enfant en a été témoin, il aura tendance à penser que tous les hommes ou toutes les femmes sont susceptibles de se conduire de la même façon, et agira en conséquence au sein de son couple.

Dans ces cas, parler à deux du passé, ou en parler en séance individuelle alternée avec des séances à deux, peut permettre de mieux comprendre les blessures de l'autre en comprenant comment des situations actuelles s’expliquent aussi bien à la lumière du présent qu'à la lumière de situations passées. Par exemple, le sentiment de ne pas recevoir assez d’attention de la part de l’autre peut être d’autant plus fort et douloureux que déjà un parent n’avait pas assez donné d’attention au patient quand il était enfant. De même que la difficulté à gérer sa colère, à ne pas s'emporter, se rencontre plus souvent chez les adultes qui ont grandit dans des familles où leurs parents criaient beaucoup: dans ces deux exemple,  la situation actuelle ré-ouvre une blessure passée.

 

Les couples qui ne veulent pas se séparer pour des raisons religieuses pourront évoquer ces raisons librement, car cela compte profondément dans leur façon d’appréhender leur union, dans le sens qu’il donne à leur engagement et dans la part de sacrifice que l’un et l’autre sont prêts à accepter : la thérapie ne pourra pas porter ses fruits sans que l'on prenne en compte cette dimension. Inversement, il n’est pas obligatoire d’être marié ou d’être en couple depuis longtemps pour consulter : une relation même récente peut être plus forte ou plus intense qu’une relation longue, par exemple pour des personnes timides, ayant eu peu de relations avant ou pas de relation depuis longtemps, pour les couples fusionnels, pour les personnes rapidement dépendantes affectivement, pour toutes celles et ceux qui en raison d’une fragilité ou d’une autre ont besoin de cette nouvelle relation pour maintenir dans leur vie un équilibre qu’ils avaient eu du mal à trouver seuls.

 

Et comme pour les consultations individuelles, il vaut mieux ne pas hésiter à venir consulter au moins une fois, quitte à ce que ce soit pour conclure qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre un suivi tout de suite, plutôt  que consulter trop tard, comme cela arrive malheureusement extrêmement souvent. En effet, beaucoup de personnes ont peur que leurs problèmes ne soient pas assez graves pour qu’ils méritent de l’attention. C'est souvent parce que par manque de confiance en elles, elles n’osent pas se donner de l’attention ou réclamer de l’attention qu'elles mériteraient, et ne viennent consulter que quand elles sont vraiment à bout, après avoir perdu plusieurs années.

 

Il est fréquent qu'un des deux partenaire du couple soit plus motivé que l'autre pour commencer une thérapie de couple. Si votre partenaire vous pose un lapin alors qu'il s'était engagé à venir et que vous aviez déjà pris rendez-vous parce que vous comptiez sur lui, vous pouvez venir seul(e) à la place, pour que nous réfléchissions à la question de savoir si nous pouvons travailler sans lui ou s'il vaut mieux rester sur l'idée de consulter à deux et en s'y prenant autrement pour le convaincre de venir. Ou vous pouvez aussi m'appeler pour m'expliquer la situation, qui est fréquente, et nous conviendront d'un autre rendez-vous.